Analyse du parcours 2006 par JP Nicol !
Les deux voiliers Franciliens engagés sur le Tour de France à la voile 2006 débuteront leur grande boucle dès le 1 juillet de Dunkerque. Direction Toulon en passant par 9 villes étapes, 1 mois de navigation entre deux bouées et au large, Jean-Pierre Nicol skipper du Mumm 30 « Ile-de-France » analyse le parcours…
Dunkerque – Dieppe 93 milles : 29 juin-1er juillet : En général, c’est une étape de près. Le début est assez facile. On remonte le chenal Dunkerque - Calais puis on arrive au passage du Cap Gris-Nez. Ça se complique en baie de Somme. Il s’y passe toujours des choses.
Jean-Pierre Nicol : « Attention au fort courant ! La Manche est vraiment pas facile à manœuvrer. La mer est souvent « casse bateau ». Le vent est aussi souvent assez aléatoire lorsqu’on aborde la baie de Seine avant Dieppe ».
Dieppe – Le Havre 56 milles : 2/4 juillet : C’est une étape où il faut se méfier des courants. Alors, la côte ou le large ?
« C’est une petite étape en forme de sprint. Il y a toujours aussi des effets de courants importants. Il va falloir faire des choix entre la côte, le long des falaises Normandes et le large ».
Le Havre – Saint-Quay-Portrieux 155 milles : 5/6 juillet : A partir du Havre, le rythme va commencer à être plus élevé avec trois étapes de nuit. Comme il est impossible de passer le cap de Barfleur et le raz Blanchard avec le même courant portant, il y a toujours un moment chaud d’autant que le Raz Blanchard détient le record d’Europe de vitesse du courant ! Ensuite, direction St Quay à travers les îles Anglo-Normandes.
« Première longue étape, le classement commencera à se dessiner. Le passage des îles Anglos-Saxonnes est pas évident à gérer. Sur ce ralliement, les écarts en latéral sont souvent grands. Il faudra faire attention à ne pas prendre des options extrêmes et rester pas loin de nos adversaires directs ».
Saint-Quay-Portrieux– Camaret-sur-Mer 120 milles 7/9 juillet : Une vraie étape de montagne. L’une des plus difficiles de ce TFV. Il y a beaucoup de zones difficiles à négocier. De l’île de Batz jusqu’à la fin, il y a de nombreux cailloux et beaucoup de choses peuvent se passer au niveau de la météo. Le dernier point compliqué de cette étape est le passage du Four à cause des courants.
« Nous arrivons dans des coins que l’on connaît bien. Nous naviguons souvent entre la pointe du Raz et la pointe Saint-Mathieu. J’espère que l’on pourra attaquer dans notre jardin ! »
Camaret-sur-Mer – La Roche Bernard 120 milles 10/11 juillet : Plusieurs points difficiles à négocier. Tout d’abord, le passage du Raz de Sein est toujours compliqué. Il faut faire très attention aux placements par rapport à la flotte et aux courants. Ensuite, on arrive sur la baie d’Audierne.
« C’est un peu pareil qu’entre Saint-Quay et Camaret. On devrait être assez à l’aise. Le courant aura moins d’importance mais le jeu entre les Glénans et l’île de Groix devrait être assez ouvert ! Il faudra aussi bien gérer les brises thermiques ».
La Roche Bernard – Talmont Saint Hilaire Port Bourgenay 88 milles 12/13 juillet : Cette étape se courra sur une journée. Elle n’est pas vraiment compliquée car on passe assez loin de l’embouchure de la Loire. Les seuls points chauds sont le passage d’Yeux et l’arrivée.
« Cette étape se court souvent sous spi. Le conflit entre les options au large et à la côte sera bien présent dans nos têtes. Vigilance, le maître mot de ce ralliement ».
Talmont Saint Hilaire Port Bourgenay – Royan 64 milles 14/15 juillet : Une étape assez courte où il faudra gérer l’atterrissage sur l’entrée du chenal de la Garonne car il y a beaucoup de courant et les vents sont souvent capricieux.
« Nous avons un bon souvenir de cette étape. L’année dernière, Isabelle Autissier nous avez beaucoup appris. L’entrée dans Royan et pas simple à gérer. De plus, elle se passe souvent de nuit ».
Saint Cyprien – Marseille 127 milles : 20/22 juillet : Ca va être une étape très difficile. On va devoir passer une nuit en mer en Méditerranée alors il faudra prier pour qu’il y ait du vent. Ça va être une vraie étape de large où le facteur le plus important à prendre en compte sera la météo. L’arrivée à Marseille peut être également assez compliquée.
« Pour moi, cette étape sera le tournant du Tour de France à la voile 2006. C’est un parcours à haut risque. Nous n’avons pas l’habitude de faire 127 milles en med surtout d’entrée de jeu en Méditerranée. On peut perdre ou gagner la compétition entre Saint-Cyprien et Marseille ».
Marseille – Sainte Maxime 77 milles 23/24 juillet : Dès la sortie de la rade de Marseille, il faudra négocier les îles de long des calanques. Il y a beaucoup de coups à jouer à cet endroit car il y a pas mal de courant entre les îles.
« On commencera réellement à savoir où nous en sommes au classement général. Soit on attaquera soit on s’adaptera à nos adversaires ».
Sainte Maxime – Hyères 33 milles 25/26 juillet : tactique, technique… et aléatoire en été…
« Petit sprint final sans grande importance à moins qu’il y est très peu de points entre nous et nos adversaires ».
Hyères : 27/29 juillet. Arrivée.
Demain, 14h00 départ du prologue sur le plan d’eau de Dunkerque pour « Espoirs Ile-de-France » skippé par Benoit Hochart et « Ile-de-France ».
bon vent
bon esprit d’équipe
nous pensons très fort à vous et essaierons de vous suivre de près.